Que faire lors d’ampoule, mais aussi de coupure ou de petite lésion cutanée ?

pieds-nusL’ampoule est le résultat de pressions et de frictions de la peau qui voit l’épiderme et le derme s’échauffer puis se séparer, libérant un exsudat qui provoque un soulèvement de la peau et forme une vésicule appelée cloque ou phlyctène. L’attitude à adopter varie alors en fonction du stade de la lésion : rougeur, vésicule intacte ou percée.
Si elles sont de petite taille et qu’elles ne constituent pas une gêne pour la pratique sportive, les cloques doivent rester intactes le plus longtemps possible ; on les protégera de préférence par un pansement rapide. Ne percer que les ampoules de forte étendue (au-delà d’un demi centimètre environ). Pour cela, on désinfectera auparavant la zone et l’aiguille avec laquelle on percera. Il convient de désinfecter à nouveau la zone après que l’exsudat se soit écoulé et avant de couvrir la plaie d’un pansement. Il est conseillé de le laisser aussi longtemps que possible sur la plaie.
Les lésions telles que les petites coupures et les écorchures doivent être désinfectées après que l’écoulement de sang soit fini car il participe à l’expulsion d’agents infectieux. Il faut ensuite nettoyer soigneusement les écorchures, de préférence à l’eau chaude. Après désinfection du pourtour de la plaie, il est impératif de recouvrir rapidement celle-ci d’un pansement.

Pansement miracle

pansement-hydrocolloideContrairement à ce que l’on pense souvent, la croûte qui se forme sur une plaie ne constitue pas nécessairement une bonne protection car, en séchant, elle se rétracte et entraîne une mauvaise cicatrisation. De plus, elle forme une barrière contre certaines cellules impliquées dans le processus de cicatrisation. Il faut donc maintenir une certaine humidité pour que la zone lésée reste souple et que la plaie guérisse plus vite.
C’est à ça que servent les pansements dits “hydroactifs”. Ils permettent de créer des conditions favorables à la cicatrisation naturelle (humidité, pH, température). Ces pansements encore appelés «hydrocolloïdes» sont constitués d’une couche intérieure est composée d’un adhésif hypoallergénique renfermant des particules capables de retenir l’humidité naturelle de la peau. A l’extérieur, un film de polyuréthane semi-perméable protège la lésion de l’eau, des impuretés et des bactéries et permet l’évaporation du liquide tissulaire. Ces pansements conviennent aussi bien pour la prévention (p. ex. avant une randonnée) que pour le traitement des ampoules et des cors et les multiples modèles proposés répondent facilement aux contraintes anatomiques locales (talons, orteils et doigts). Leur action protectrice s’accroît à mesure que les particules hydrocolloïdes qu’ils renferment vont absorber l’humidité de la peau. Elles se transforment alors en un gel qui amortit les chocs. Au niveau de la lésion, les terminaisons nerveuses à vif sont maintenues dans ce milieu et la sensation de douleur s’atténue. De plus, la composition particulière de ces pansements prévient tout risque extérieur d’infection. Les particules absorbantes jouent un rôle régulateur des sécrétions autour de la plaie ou de l’ampoule en captant et en drainant les excédents d’eau loin des tissus lésés et empêchent ainsi tout risque de macération.
La pose de ces pansements «actifs» doit se faire sur une peau propre et sèche et jamais sur une lésion infectée. Ils ne doivent pas être changés quotidiennement puisqu’ils adhèrent plusieurs jours ; la cicatrisation est plus rapide si on laisse le pansement en place jusqu’à ce qu’il se détache de lui-même.


En résumé

Un pansement de type hydrocolloïde est intéressant pour les raisons suivantes :

– une deuxième peau efficace contre les agressions mécaniques
– un film protecteur efficace contre les agressions bactériennes
– une structure élastique adaptée aux régions peu pratiques
– une protection imperméable à l’eau qui permet de se laver sans toucher la plaie
– une absence de douleur lors de la pose
– une application qui peut rester sur la zone lésée plusieurs jours.

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